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La Relecture du DIGITAL (ou comment s’assurer de la qualité d’un livrable)

De l’œil humain au « model checking » (programmes informatiques entièrement dédiés à la validation d’un système) en passant par les matrices de vérification, comment éviter les erreurs, les fautes d’orthographe, l’abus des anglicismes ? Quels sont les défauts acceptables ou intolérables dans les documents électroniques de nos jours ? La relecture semble constituer une réponse à ces questionnements.


La relecture, signification et origine.


Le préfixe re-, vient du latin « prendre un état initial ». Rapidement, le sens se démocratise pour signifier une répétition. Le mot lectura est à rattacher au verbe lego qui rapproche l’action de lire de celle du tri qu’effectue notre cerveau pour reconnaître et s’assurer des syllabes du déchiffrement. La relecture signifierait donc un retour à un état initial de ce que l’on veut transmettre. Autrement dit, refaire le parcours de ce qui sera transmis. En pratique, relire correctement un document consiste à refaire les démarches créatrices de la personne qui l’a écrit. Cette lecture par un œil neuf d’un même document peut amener de nouvelles idées et perspectives.


La relecture, une plus-value ou une perte de temps ?


Ceci pose la question de la qualité du document. Plus on prend de temps à le relire, plus on améliore la qualité de l’écrit, et cela a un coût. Selon les niveaux de qualité à atteindre, les efforts à fournir ne sont pas identiques. On mettra beaucoup plus de temps pour passer d’une qualité « bien » à « très bien » que de « passable » à « bien » et encore plus pour aller de « très bien » à « excellent ». Il s’agit d’un compromis entre le temps passé et la qualité souhaitée.


Quelle place pour la relecture dans le processus de création ?


Les outils de relecture sont nombreux dans nos métiers de la rédaction technique. Certains permettent de vérifier la validité du livrable à l’issue d’un processus de création. C’est le cas des checkers, applications informatiques, indépendantes ou intégrées à l’outil de rédaction, développées pour vérifier une série de points automatisables. D'autres sont une aide à la rédaction en cours. L’équilibre est subtil entre intervention humaine et outils informatiques qui demandent eux-mêmes bien souvent une intervention humaine. Le niveau de qualité, quant à lui, se définit en amont de la création.


Quels axes : les checkers, les phases de relecture ou la rédaction accompagnée ?


Pourquoi se priver ? Ces trois axes sont totalement complémentaires. Si les sources d’erreur sont nombreuses, un juste équilibre entre ces différentes méthodes est la clé de la qualité. En effet, il faut savoir associer les nombreux points de contrôle aux différents outils disponibles. A chaque contrôle sa méthode et son moyen. Dans la course à la concurrence, au moins un de ces trois axes est souvent sacrifié. La qualité est alors dégradée.


La qualité, montée en compétence des acteurs ?


Il existe un point de convergence entre ces trois axes : le rédacteur. En effet, les résultats des checkers doivent être analysés afin de mettre en conformité le document, la relecture doit être finalisée par un feedback (retour d’information) envoyé au rédacteur et la rédaction accompagnée est explicite puisqu’elle permet l’assimilation de points de contrôle en même temps que la rédaction. Ainsi, bien encadré, le rédacteur monte rapidement en compétence tout en assurant la qualité attendue dans le document produit.


Quelle mise en application dans mon métier ?


Une fois la question posée, le choix des outils parmi les trois axes reste à faire. Par exemple, pour la rédaction accompagnée, en XML, le schematron peut être approfondi. Ce langage informatique codé en XSLT permet de valider la structure d’un document en définissant des contraintes ou en mettant en œuvre des assertions qui guident le rédacteur dans la saisie des données (mise en œuvre de business rules (règles de conduite) par exemple). Pour les points de contrôle en fin de rédaction, des checkers peuvent être développés. Enfin, pour achever les contrôles, des processus de relecture (avec des Check-lists/fiches de contrôle associés, selon le contexte) peuvent être mis en place.


Pour conclure, la maîtrise de ces trois méthodes de contrôle doit permettre d’optimiser les coûts de rédaction et d’assurer la qualité du livrable final. Elle est l’expression de l’expertise métier.


 


Quentin Lucchesi, Rédacteur Technique – Assistant Responsables Programmes

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